Victime du Néo-colonialisme : "Salah Hamouri : en direct des geôles israéliennes" .

Salah Hamouri est né le 25 avril 1985 à Jérusalem, d'un père palestinien, restaurateur, et d'une mère française, enseignante. Il dispose d'un passeport français, et est enregistré au Consulat français de Jérusalem. Scolarisé dans une école catholique. Salah ne reste pas indifférent aux injustices qui lui sautent aux yeux. A l'âge de 16 ans, il est arrêté une première fois pour avoir coller des affiches jugées « anti-israéliennes ». Il passera ainsi Salahdeux mois à l'isolement puis sera condamné à cinq mois de prison. Il obtient son bac en 2003 et poursuit des études de sociologie à l'université de Bethlehem.

Il est arrêté de nouveau en 2004, au motif d'avoir passé une soirée entre amis, où l'un d'entre eux étant recherché par l'armée israélienne. Bien que Salah n'ait rien à se reprocher, il passera 4 mois en «détention administrative» (Ce système, datant du mandat britannique, permet à l'Etat d'Israël le maintien de Palestiniens en détention sans inculpation ni jugement, sans limitation de durée).

Le 13 mars 2005, il est arrêté en se rendant à Ramallah, puis enfermé à la prison de Moskobiah, à Jérusalem. Durant trois mois, le jeune homme âgé de vingt ans est placé en isolement et multiplie les interrogatoires. Parallèlement, la famille doit attendre près d'un mois pour savoir ce que l'on reproche à Salah. Il est accusé d'avoir comploté avec deux autres jeunes contre le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel religieux du parti d'extrême droite SHAS, au motif d'être passé en voiture devant le domicile de celui-ci. A cela s'ajoute la présomption de son appartenance à un mouvement jeune proche du Front Populaire de Libération de la Palestine, organisation jugée illégale par Israël. L'accusation justifie son appartenance par sa proximité avec Moussa Darwish, accusé d'avoir fomenté une tentative d'assassinat contre Ovadia Yossef, et membre du FPLP.

Après trois ans durant lesquels Salah nie en bloc ces accusations, son avocate lui suggère de plaider coupable pour pouvoir tenter de négocier sa libération. Il est ainsi condamné le 17 avril 2008 à sept ans d'emprisonnement, par le tribunal militaire israélien de Judée, en Cisjordanie.

Premièrement, il faut attendre novembre 2009, et le coup de gueule de l'acteur François Cluzet, pour que nos médias prononcent le nom de Salah Hamouri. Pourquoi ce tabou ? Ingrid Bettancourt ou Gilad Shalit sont-ils plus français que Salah ? Ou leurs causes sont-elles justes davantage profitables pour le gouvernement français ? Deuxièmement, la diplomatie française refuse d'exiger la libération de Salah, car, d'après Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, Israël est un pays démocratique. Être jugé par un tribunal militaire, c'est à dire un tribunal d'occupation, un tribunal de colon, est-ce des méthodes démocratiques ?

En réalité, notre gouvernement craint de brouiller ses relations avec l'État d'Israël, son unique et puissant allié au Moyen-orient. Néanmoins, ceux qui en doutaient encore, ont pu définitivement se rendre compte du caractère fasciste de l'État d'Israël lors de son attaque sur Gaza, en décembre-janvier 2009, faisant 1609 victimes Palestiniennes. Cette agression fit bondir le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, accusant l'Etat d'Israël de crimes de guerre voire crime contre l'humanité.

Salah Hamouri sera libérable le 21 novembre 2011. Nicolas Sarkozy n'a toujours pas reçu la famille de Salah.

 


Pour le soutenir, n'hésitez pas :

 

Signez la pétition de soutien organisée par France-Palestine solidarité en cliquant ici


 Écrivez-lui massivement (ne pas mettre l'adresse de l'expéditeur, où elle vous sera renvoyée) :

Salah Hamouri

Doar nah Guilboa

10900-Beit shean ISRAEL


Si vous souhaitez vous engager pour sa libération, n'hésitez pas à aller faire un tour sur le site du comité de soutien à Salah Hamouri. Un comité de soutien existe à Nancy.

Rendez vous également sur le blog qui lui est dédié, en cliquant ici.