L'Université au service de la Réaction?

Publié le par jc54

Vendredi 25 mars à l’université de Lyon 2 (quais), avait lieu la conférence intitulée « Cuba, révolution et socialisme” organisée par les étudiants communistes, avec Leyde H. Rodriguez, représentant de l’ambassade cubaine en France, et rassemblant près de 60 participants. C’est alors qu’une vingtaine de jeunes de l’organisation fasciste Reybenne (section lyonnaise des Jeunesses Identitaires), ont tenté de s’introduire dans l’Université pour interrompre la conférence. Après avoir crié des slogans haineux à l’encontre de nos camarades et des menaces de morts, ils ont rapidement été repoussés vers la sortie par les militants, et la conférence a pu reprendre.

Cet « incident » n’a rien d’un fait isolé.

Leyde H. Rodriguez, qui s’était rendu la semaine précédente à l’Université de Bordeaux pour une conférence sur les relations internationales dans le cadre de la semaine de la pensée marxiste, avait fait l’objet, de même que Cuba, d’affiches de propagande de droite. Pendant ce temps-là, Uribe ancien président de la Colombie, responsable de la mort ou de la disparition de près de 50 000 personnes alors qu’il était au pouvoir, obtient une chaire de professeur à l’école d’ingénieur de Metz.

Alors que la semaine de la pensée marxiste organisée par l’UEC est une réussite : plus de 1000 participants à des conférences en lien avec la culture, l’Europe, l’histoire mais l’actualité de la lutte des classes !

Dans certaines universités, des étudiants communistes se voient refuser la possibilité de mener de telles initiatives, ou même de militer à l’université. Des enseignants-chercheurs sont mis au ban et leurs travaux rejetés parce qu’ils sont marxistes. Pendant ce temps-là, d’autres enseignants saisissent l’occasion de cours comme moyen d’expression de leurs idées anti-communistes et réactionnaires ! Des organisations comme le Mét, rassemblant des groupuscules d’extrême-droite se voient attribuer des locaux qui sont autant de moyens pour la propagande raciste ou de régression sociale (par exemple contre le droit à l’avortement).

L’ Union des étudiants communistes condamne fermement la politique de soumission de nos Universités aux intérêts du patronat, et reste déterminée à lutter pour un savoir émancipateur, c’est à dire libéré de l’idéologie dominante.

Le savoir est une arme, nous voulons qu’elle soit la nôtre !

 

Marion Guenot

Secrétaire Nationale de l’UEC

 

Commenter cet article