Crise en Irlande : Ne nous laissons pas tondre la laine sur le dos !

Publié le par jc54

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Donné en exemple par les libéraux depuis des années, le modèle irlandais, basé sur des taux d’imposition très bas pour les entreprises et une privatisation à outrance, traverse aujourd’hui une grave crise dont les effets s’abattent avec férocité sur les salariés. Véritable pays du dumping social, l’Irlande s’apparentait ces dernières années dans les bouches des dirigeants européens à un véritable paradis terrestre. Le « tigre celtique » apparaît aujourd’hui pour ce qu’il est, un tigre de papier au bord de l’explosion sociale.

Avec ses taux d’imposition très bas, le pays a attiré un grand nombre de capitaux, notamment venus des Etats-Unis. Cela a nourri une très forte spéculation immobilière et boursière avec un marché instable et fragile. Le rêve des spéculateurs et des libéraux s’est brisé et a emporté dans sa chute le destin des travailleurs irlandais.

Les caisses de l’Etat et des banques ont été vidées par les exonérations fiscales généreusement accordées aux grands groupes. Le déficit est abyssal mais surtout les agences de notation ont déprécié la note de l’Irlande ce qui l’empêche d’emprunter sur le marché des changes. Le pays a reçu l’aide du FMI, véritable corde qui soutien le pendu. Car ces 85 milliards prêtés par les technocrates de Washington ne sont pas pure générosité. Ils sont accompagnés de contreparties sévères, contreparties qui seront payées par le peuple irlandais.

Nous, jeunes communistes de France, exprimons notre entière solidarité au peuple irlandais, à ces millions de personnes qui payent le prix des décisions de quelques irresponsables.

 

Nous, jeunes communistes de France, dénonçons le plan d’austérité imposé au peuple irlandais, mesures au rang desquelles : l’amputation des dépenses publiques de 2,8 milliards d’euros et la suppression de 24.750 emplois publics. Toujours plus scandaleux, le salaire horaire minimum sera abaissé de 8,65 à 7,65 euros.

Dans le même temps le taux d’imposition sur les sociétés ne bougera pas. Il restera à un taux très bas, 12%.

Comme en Grèce, les gouvernements sous couvert du FMI et de l’Union Européenne déshabillent les plus pauvres pour habiller les plus riches ! Il faut que cela cesse !

Nous, jeunes communistes, refusons le déni de démocratie que constituent ces mesures dictées par les marchés financiers. Les responsables doivent payer ! La grande majorité de la population n’a littéralement aucun contrôle sur les plans d’austérité mis en place. Au contraire elle ne pourra subir que les dramatiques conséquences de la crise d’un système : le capitalisme !

Nous le répétons haut et fort, il faut aider l’Irlande, le plan prévu sauve ses banques ! Nous choisissons de sauver la population ! Hier la Grèce, aujourd’hui l’Irlande, demain le Portugal, l’Espagne et bien sûr la France !

Partout en Europe les peuples se lèvent pour dénoncer les attaques qu’ils subissent, nous ne sommes pas responsables de la crise et nous ne la paierons pas. Défendre les salariés et les jeunes irlandais aujourd’hui c’est nous défendre nous même car les vautours de la finance ne seront jamais satisfaits !

Cette crise économique et sociale est renforcée par une crise politique sans précédent. Partout les gouvernements sont désavoués, partout les institutions européennes sont remises en question tant il devient évident qu’elles ne sont au service que d’une classe : les riches et leurs alliés. Hier la grève générale au Portugal à l’initiative de la CGTP était suivie par de très nombreux salariés et constituait une des mobilisations les plus importantes depuis le 25 avril et la Révolution des œillets. Deux semaines après une première journée de mobilisation, plusieurs milliers d’étudiants manifestaient à nouveau, mercredi 24 novembre, à Londres et dans d’autres villes du pays contre le triplement des frais d’inscription à l’université.

Nous, jeunes communistes de France, appelons à une mobilisation de tous les peuples européens, c’est la seule issue face au capitalisme financier ravageur ! Nous donnons donc à tous rendez-vous dès le 15 décembre prochain.

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